Phobies, dépression, blocages qui reviennent : comprendre ce qui nous retient, et découvrir des techniques concrètes pour s’en libérer. Le regard d’un clinicien, sans jargon et sans promesse facile.
Le voile se lève, et la réalité apparaît. Le passé remonte, et l’on réalise à cet instant qu’il n’est pas passé : il est bien dans le présent, il s’actualise. Ce que l’on vit là, maintenant, dans notre histoire, n’est qu’une répétition.
Une phobie ne se raisonne pas. Vous pouvez savoir, en toute lucidité, que cette araignée est inoffensive ou que cet avion est sûr : au moment où la peur vous saisit, le savoir ne pèse plus rien. Pourquoi ? Parce qu’une phobie ne loge pas dans le mental. Elle vit dans le corps. Et c’est donc par le corps qu’on peut la rejoindre.
Deux questions reviennent dans mon cabinet, presque toujours dans le même ordre. La première : « Peut-on vraiment se libérer d'une phobie, ou seulement apprendre à vivre avec ? » Et la seconde, quand je réponds que la libération est possible : « Vous êtes sûr ? » Je comprends ce doute.
Peut-on sortir de la dépression ? Oui. Je mesure le poids de cette réponse, et je la donne en clinicien : des méthodes existent, qui permettent d'en sortir. Je les ai étudiées, pratiquées et comparées tout au long de mon parcours. Et celle que je vais vous transmettre ici est, à mon sens, la plus directe que je connaisse : elle passe par le corps.